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SAO PAULO - La filiale brésilienne
de Volkswagen a distribué mardi 1.800 lettres de licenciement dans son
usine automobile de Sao Bernardo do Campo, ce qui pourrait être le
prélude à d'autres suppressions de postes et à l'éventuelle fermeture
du site.
Pour protester contre les licenciements, qui seront effectifs en
novembre, les salariés de l'usine ont décidé de se mettre en grève sur
le champ.
Volkswagen emploie 21.000 personnes au Brésil.
Lundi
soir, la banque publique BNDES a annoncé qu'elle suspendait un prêt de
497 millions de réals (182 millions d'euros) au constructeur automobile
dans l'attente de l'issue des négociations avec les syndicats sur
l'emploi et les salaires et d'une décision sur le devenir de l'usine.
La semaine dernière, Volkswagen a menacé de fermer l'usine de Sao
Bernardo, son implantation la plus ancienne au Brésil. Le président
brésilien Luiz Inacio Lula da Silva y commença sa carrière en tant que
responsable syndical.
VW avait indiqué le mois dernier qu'il
pourrait se séparer de 4.000 à 6.000 salariés d'ici 2088 pour compenser
les pertes dues à l'appréciation du réal.
Certains constructeurs
automobiles tels Volkswagen et General Motors ont fait savoir qu'ils
devraient se résoudre à licencier en raison de la baisse des
exportations consécutive à la forte appréciation de la devise
brésilienne contre le dollar au cours des deux années écoulées. Le réal
s'échange à son plus haut niveau face au dollar depuis plusieurs
semaines.
Volkswagen n'exclut pas de renoncer à exporter 100.000
véhicules d'ici 2008 en raison du taux de change. Quelque 40% de la
production brésilienne de VW est exportée.
Source REUTERS
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