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La corruption s'abat encore sur l'entourage de Lula |
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Dans le cadre des derniers scandales, la police enquête sur le frère de Lula, Genival Inacio da Silva, et sur le père de son filleul, Dario Morelli Filho, tous deux soupçonnés de liens avec une organisation illégale de jeux d'argent. Le président du Sénat, Renando Calheiros, l'un des principaux alliés de Lula dans sa coalition de onze partis, fait l'objet d'enquêtes de la police et d'une commission parlementaire pour avoir reçu des paiements en espèces d'une entreprise du bâtiment en échange de services. En outre, le ministre de l'Energie Silas Rondeau a été contraint de démissionner le mois dernier à la suite d'accusations de corruption analogues. Lula s'est défendu en faisant valoir que la corruption semblait se développer en grande partie du fait que son gouvernement poussait plus loin le travail d'enquête. "La corruption est comme le pétrole, on ne la trouve que si on creuse", a-t-il déclaré au journal Folha de Sao Paulo. Bien qu'il ne soit lui-même l'objet d'aucune enquête, le nombre d'affaires mises au jour vient rappeler les scandales en cascade qui, en 2005 et 2006, avaient fait planer la destitution au-dessus de sa tête et provoqué les démissions de son directeur de cabinet et de son ministre des Finances. Peu après, son Parti des travailleurs avait reconnu qu'il utilisait des fonds occultes pour financer ses campagnes électorales. Le PT se voyait ensuite accusé de verser des pots-de-vin à des parlementaires et de constituer des dossiers contre des candidats d'opposition à des fins diffamatoires. Les nouveaux scandales suscitent des interrogations sur les amis et conseillers du proche entourage présidentiel. "En émergeant du milieu syndical pour exercer la présidence, Lula n'a pas fait le tri souhaitable pour écarter opportunistes et personnages louches", estime David Fleischer, du groupe Transparency Brazil. "Je crois qu'il tire les leçons de ses erreurs, mais cela va aussi hanter son second mandat." Le problème de la corruption a pesé lourd sur plusieurs présidences depuis le rétablissement de la démocratie au Brésil en 1985. Fernando Collor de Mello avait notamment dû démissionner de la présidence en 1992 afin d'éviter d'être destitué pour fraude. cet article sur votre site ?
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